SEMINAIRE BALINT

CONSCIENCE OCEANIQUE

 

La conscience océanique décrit et aborde un sentiment profond d’unité fondamentale et essentielle. Elle vient soulager la détresse de la perte. Elle peut être apréhendée dans notre existence lorsque nous sommes touchés dans un extase mystique, un orgasme, à l’instant d’être totalement compris, en croisant le regard d’un bébé rempli après sa tétée… Nous connaissons tous un peu de cela. Ce sont autant de voies de consolation de notre détresse existentielle.

Mickaël Balint évoque ce désir fondamental de » l’unio mystica » et Henri Marcoux prolonge ce concept. Aujourd’hui il mérite d’être appronfi pour ne pas être confondu. En effet dans le langage courant nous l’avons parfois intégré comme étant la phase fusionnelle de la relation amoureuse. Ce serait bien car cette phase serait contenue dans une durée. C’est plus complexe. L’expérience de cette réalité  s’enracine dans l’origine intemporelle de notre existence. Ce besoin surgit parfois dans un cri psychique légitime et sans début ni fin. C’est ce qu’aborde Balint par le concept de la « maladie de base ». C’est elle qui va structurer notre rapport souffrant au monde, dans le langage précis et impeccable de nos symptômes et de nos plaintes.

Le travail thérapeutique conduit à la prise en compte du besoin et à rendre l’autonomie à la personne dans la résolution unique, personnalisée et sur mesure de cette souffrance.

C’est en réparant cette souffrance archaÏque du manque de tendresse, d’attention légitime que nous trouvons la force de traverser ce sentiment de solitude lié à notre condition humaine. La perte et sa souffrance sont les moteurs de ce désir fondamental de  » l’unio mystica ». C’est dans la dialectique de la quête du retour à l’unité fondamentale au coeur de la blessure archaïque de la séparation que se construit la conquête de la relation (amoureuse ou autre) libérée du défaut fondamental. La réparation vient dans l’expérience thérapeutique car la relation duelle combine l’acceptation libre et une expérience qui contient la douleur d’être dans ce monde par la relation à un autre. Cette relation est un support choisi, de fait elle est déjà une création d’un espace nouveau. En même temps qu’elle réactive, elle est créative.

Pour aller plus loin, nous développerons ces concepts au fil du séminaire de février. Et comme la liberté s’exprime dans la création nous proposons d’autres temps de danse, de musique, d’expression, d’enseignement pour cheminer vers notre unité intérieure fondamentale au fil des stages et journées proposés dans notre programme 2017.

Céline Cacciolati004