Ecriture de Soi

La Valse de l’Amour

La Valse de l’Amour

Un pas en avant, un pas en arrière,
C’est la valse du temps et de l’amour.
Une valse joyeuse, au gré de la vie,
Une valse légère, au gré des envies.

Fluide ruisseau, quand les envies se joignent,
Torrent effrayant, quand les envies s’éloignent.
Les danseurs s’unissent, pour un temps ou deux temps,
Puis soudain se quittent, et parfois pour longtemps.

La musique de la valse résonne toujours,
Alors que le torrent emporte les jours.
Pourquoi en avant, pourquoi en arrière,
L’énigme de la vie et tous ses mystères.

Sur les rives du ruisseau ou au bord du torrent,
Accepter ce qui est devient la clé.
Car pour le bonheur, seul compte le présent,
Sans jamais rien attendre, encore moins regretter.

Cette valse nous offre un toujours incertain,
Et nous apprend ainsi à sourire maintenant,
Avancer sans la peur de se prendre par la main,
Pour ensemble regarder en confiance vers l’avant.

Car tant le ruisseau, que le puissant torrent,
Rejoignent ensembles le vaste océan.
Berceau des souvenirs et des sentiments,
Il accueille doucement les hier, les maintenant.

L’océan est en soi, en chacun de nous,
L’accepter, le chérir nous amène la paix.
Nos espoirs et nos rêves, timides ou plus fous,
Y trouvent du repos, car là tout est vrai.

Un nouveau ruisseau, un nouveau torrent,
Au gré de la vie soudain apparaît.
Amenant avec lui ses joies, ses tourments,
Et grâce à lui, l’amour ainsi renaît.
Partir

Décider de partir,
Suivre son propre chemin,
Accepter de choisir,
Comment vivre demain.

Aucun choix n’est gratuit,
On le sent fort en soi,
Mais peu importe le prix,
Il faut franchir le pas.

Bien avant de quitter,
Un quotidien facile,
Que l’on ne peut plus aimer,
Pour que l’âme soit tranquille,

Prendre le soin d’exprimer,
Toutes les peurs invisibles,
Que l’on croyait sauvées,
Par des liens invincibles.

Le brouillard disparaît,
Les mots soignent les maux,
D’un cœur certes imparfait,
Qui n’a rien d’un bourreau.

Simplement être humain,
Accepter le changement,
Que les années, soudain,
Rendent bien trop pesant.

Comment dire ces choses,
Que l’on sent si cruelles ?
Etrangères à l’osmose,
Que l’on voudrait réelle.

Accepter de briser,
Nos rêves et les siens,
Choisir de s’échapper,
Alors qu’on nous retient.

Mais rien ne nous prépare,
A la peine, la souffrance,
Qui sans crier gare,
Hurle ses remontrances.

Ni au regard de ceux,
Autoproclamés juges,
Qui, bien présomptueux,
Crient au subterfuge.
Ils brandissent la critique,
Sans pitié, ni chaleur,
Et jouent les cyniques,
Nous traitant de sans cœur.

Alors que bien au contraire,
C’est le cœur éprouvé,
Qu’on ne peut se soustraire,
Au choix non désiré.

Pouvoir lever la tête,
Et faire face dignement,
A la soudaine tempête,
Qui nous heurte violemment.

Comme un bateau perdu,
Sur l’océan de sa vie,
Ne pas perdre de vue,
Le phare de son esprit.

Par sa persévérance,
Il peut y parvenir,
Il gagnera la confiance,
Et le droit de sourire.

La Pluie

L’eau qui tombe et nettoie,
L’eau qui vient et emmène,
Nos bonheurs et nos joies,
Nos tourments et nos peines.

Tour à tour silencieuse,
Puis soudain sans retenue,
Elle joue la malicieuse,
Et reflète nos vécus.

Telles les larmes de nos vies,
Les gouttes frappent la terre.
Et l’espoir quant à lui,
Effrayé, il tempère.

Le tourment dans nos cœurs,
Tel l’orage qui s’en vient,
Se nourrit de nos peurs,
Sans barrières et sans freins.

Dans l’attente du soleil,
De sa lumière, sa chaleur,
L’amour en nous, s’éveille,
Et nous offre sa lueur.

Fragile et maladroit,
Le terreau de nos vies,
Tel le bourgeon reçoit,
Les bienfaits de la pluie.

L’être aimé sèche les larmes,
Au soleil de ses mains,
Le cœur baisse les armes,
Et regarde vers demain.

Quand la pluie devient bruine,
L’orage surpris se tait,
Et par-delà les ruines,
Joyeuse la vie renaît.

Les barrières

Quand parler est trop dur,
Pour le cœur pétrifié,
Par toutes ses blessures,
Et le poids des années.

Quand tout nous semble vain,
Pour sortir du silence,
S’arrêter un instant,
Et faire preuve d’indulgence.

Envers nos réactions,
Nos erreurs ou non-dits,
Et comprendre les raisons,
Qui nous freinent ainsi.

Ni mauvaises, ni bonnes,
Elles font partie de nous,
Et pour changer la donne,
Baissons les garde-fous.

Les paroles, les actions,
Que les autres ont choisies,
Ne reflètent au fond,
Que leur seul ressenti.

Cela ne résout rien,
D’alors y opposer,
Notre colère, nos freins,
En espérant gagner.

Car le but de la vie,
Est non pas de lutter,
Mais bien plus d’être unis,
Pour tous évoluer.

Grâce à l’amour de soi,
Chacun peut retrouver,
En la justesse la foi,
D’avoir tout à gagner.

Faire un pas en arrière,
Quand tout devient trop lourd,
Lutter contre ces barrières,
Pour accueillir chaque jour.

Pour dire oui à la vie,
Qui se nourrit d’amour,
Pour aider nos esprits,
A être sereins toujours.